Photo : Jacques Trotignon
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Gestion : Pâturage, pisciculture, interventions
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Gestion : Pâturage, pisciculture, interventions
Premier enjeu, la conservation des habitats et des espèces sur la superficie de la Réserve Naturelle de Chérine

Le pâturage et les interventions de gestion programmées

Le pâturage

Depuis la création de la Réserve, plusieurs troupeaux maintiennent les paysages ouverts. Que ce soit les prairies, les landes ou les rives d’étangs, un développement trop important de la végétation buissonnante (ronciers, aubépine, bruyères à balais, saules...) atténue en quelques années le potentiel d’accueil de la faune et de la flore. Le choix des espèces a été déterminant pour l’obtention d’un maximum d’efficacité.
  • - Les vaches « castas » ou « Aure-St Girons » sont des animaux originaires d’Ariège. Toute l’année sur le terrain, leur relative légèreté ne déforme pas profondément le sol souple et leur rusticité assure une reproduction complètement naturelle ; elles profitent des pâturages herbeux, mais montrent aussi un appétit particulier pour les végétaux ligneux dont elles taillent tous les ans les pousses, les transformant, petit à petit, en bonsaïs naturels.
  • - Des chevaux de Camargue complètent cette activité en broutant les prairies et les berges d’étangs.
  • - Un petit troupeau de brebis de Sologne est réservé pour l’éclaircissement de la lande.

Plusieurs parcours leur sont accessibles selon les besoins et les périodes. Cependant, la pression de pâturage extrêmement faible reste insuffisante pour lutter contre l’extension dynamique de la brande, et doit être complétée par des actions mécaniques ponctuelles. Malgré tout, l’observation annuelle de stations de sérapias langues, ou de sites de pontes de cistude d’Europe laisse penser que la méthode mixte est efficace.

Les interventions de gestion programmées

Les imbrications étroites des habitats en font un casse tête de gestionnaire. Il s’agit de favoriser la présence des espèces remarquables, d’intervenir dans des milieux fragiles, sur des surfaces plus ou moins grandes. Par exemple :
  • - la réouverture de certaines mares dans la saulaie tourbeuse en cours d’ensaulement, pour faciliter les libellules forestières ;
  • - la création dans la roselière de chenaux, de clairières, pour faciliter la circulation de l’eau et de quelques espèces d’oiseaux comme le blongios nain ou le butor étoilé.
Il est cependant indispensable d’agir de façon à minimiser l’impact. Depuis quelques années, de nouvelles problématiques sont apparues, qui nécessitent un autre type de gestion : la destruction systématique. Cela concerne, bien sûr les espèces exotiques dites « envahissantes ».

La pisciculture

Au même titre que l’agriculture, la pisciculture fait partie de l’histoire de la Brenne. Celle pratiquée sur la Réserve Naturelle de Chérine est extrêmement extensive, tant par la quantité de poissons mis à l’hectare, que sur le choix des espèces ou sur le rythme des pêches. Ainsi, préférence est donnée aux gardons, tanches, perches et brochets, tandis que les carpes (trop fouisseuses) sont écartées. Les grands étangs (Ricot, Cistude) sont pêchés tous les ans, tandis que les Etangs neufs ne le sont que tous les deux ans. Des assecs réguliers (tous les sept ans environ) permettent les travaux d’entretien et de gestion.





Casta dans la brande
Casta dans la brande







Pêche d'étangs
Pêche d'étangs









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