Premier enjeu, la conservation des habitats et des espèces sur la superficie de la Réserve
Naturelle de Chérine
Plusieurs parcours leur sont accessibles selon les besoins et les périodes. Cependant, la pression de
pâturage extrêmement faible reste insuffisante pour lutter contre l’
extension dynamique de la
brande, et doit être complétée par des
actions mécaniques ponctuelles. Malgré tout, l’observation
annuelle de stations de
sérapias langues, ou de
sites de pontes de
cistude d’Europe laisse penser que la méthode mixte est efficace.
Les interventions de gestion programmées
Les imbrications étroites des habitats en font un
casse tête de gestionnaire. Il s’agit de favoriser la
présence des
espèces remarquables, d’intervenir dans des
milieux fragiles, sur des surfaces plus
ou moins grandes. Par exemple :
- - la réouverture de certaines mares dans la saulaie tourbeuse en cours d’ensaulement, pour faciliter les libellules forestières ;
- - la création dans la roselière de chenaux, de clairières, pour faciliter la circulation
de l’eau et de quelques espèces d’oiseaux comme le blongios nain ou le butor étoilé.
Il est cependant indispensable d’agir de façon à minimiser l’impact. Depuis quelques années, de
nouvelles problématiques sont apparues, qui nécessitent un autre type de gestion : la
destruction
systématique. Cela concerne, bien sûr les
espèces exotiques dites « envahissantes ».
La pisciculture
Au même titre que l’agriculture, la
pisciculture fait partie de l’histoire de la
Brenne. Celle pratiquée sur la Réserve Naturelle de Chérine est extrêmement
extensive, tant par la quantité de poissons mis à l’hectare, que sur le
choix des espèces ou sur le
rythme des pêches. Ainsi, préférence est donnée aux
gardons,
tanches,
perches et
brochets, tandis que les carpes (trop fouisseuses) sont écartées. Les grands étangs (
Ricot,
Cistude) sont pêchés tous les ans, tandis que les
Etangs neufs ne le sont que tous les deux ans. Des
assecs réguliers (tous les sept ans environ) permettent les travaux d’entretien et de gestion.